
Ce blog est un peu le miroir de ma vie spirituelle...
Il est aussi le prolongement virtuel d'une démarche régulière dans les rues de ma ville : parler aux passants, mes frères et soeurs en humanité, pour partager mon espérance, ma foi en Dieu et
en l'homme.
J'invite toutes les personnes rencontrées dans la rue
- à qui j'ai laissé
une petite carte avec l'adresse de ce blog -
à venir continuer
l'échange,
poser des questions, donner leur point de vue...
Au-delà, j'invite bien évidemment tous les visiteurs de passage...
Bienvenue à tous et toutes!
Ce blog est une initiative individuelle. J'y évoque mon expérience personnelle, je parle selon mon coeur et non au nom d'une religion, d'une doctrine ou d'une "chapelle", quelle qu'elle soit. Je m'efforce de vivre et de propager une spiritualité ouverte, universelle, au-delà des sectarismes et exclusivismes de tous poils...
Mes opinions, réflexions et méditations sur la Révélation ne prétendent aucunement se fonder sur une compréhension achevée et entière de cette Révélation. Ma
compréhension, forcément limitée, incomplète, évolutive, n'engage que moi.
Thierry / e-x-o-d-e
Un homme en marche...
- Ce qui nous différencie, sans doute, dans notre approche, c'est que tu penses que l'homme est bon naturellement et que naturellement il va dans le sens du
bien. Pas moi.
- Je ne crois pas que l'homme est naturellement bon, je crois que l'homme peut choisir le bien (si ce n'était pas possible, je ne vois pas
pourquoi les prophètes nous appelleraient au bien...). Mais je crois aussi que la nature profonde de l'homme est bonne et que le mal n'est qu'une culture, une forme de conditionnement, une
maladie dont on peut guérir. Cette culture est difficile a dépasser, certes, mais difficile ne veut pas dire impossible. Depuis la chute d'Adam, un certain déterminisme du mal a limité et déformé
la liberté de l'homme, mais ce déterminisme peut être vaincu peu à peu. Je crois que, finalement, la force du bien est plus puissante en nous que celle du mal, car cette force est divine, elle
vient du Créateur. Mais s'ouvrir à cette puissance demande beaucoup de confiance, une conviction indéracinable, une espérance à toute épreuve. L'homme changera s'il transmet cette conviction et
cette espérance aux générations futures et s'il s'obstine à avancer dans ce sens, malgré les obstacles, les résistances et les déceptions. Le problème est que trop peu d'homme ont cru assez à
cette possibilité pour l'expérimenter sur une durée assez longue et avec une patience suffisante. C'est comme cela que sont nées des doctrines religieuses déclarant le mal impossible à vaincre,
puis des théories déclarant l'homme irrémédiablement pécheur et dépendant de justifications venant de Dieu par la Grâce seule, l'obéissance aux dogmes, le recours aux pratiques sacramentelles,
aux rites, etc. La religion a désespéré de l'homme et a justifié sa désespérance par la théologie. La foi est aujourd'hui prise dans ce piège terrible de la résignation et de l'attentisme. Il
nous faut sortir de ce piège.
- Mais la liberté sans contrainte peut s'avérer dangereuse .
- La liberté spirituelle n’est pas sans contrainte. Mais les contraintes viennent de la conscience et non d’un système de domination extérieur à soi. La liberté spirituelle est une liberté de responsabilité orientée vers la divinisation de l’humanité. Ce n’est pas une liberté infantile, mais une liberté réfléchie, prudente, aimante.
- Les religions et les systèmes politiques sont des étapes utiles et nécessaires dans l'évolution de l'humanité .
- Disons que l’on ne peut pas se passer du jour au lendemain des systèmes auxquels nous sommes habitués – et même conditionnés – depuis des générations. C’est vrai. La libération se doit d’être progressive. Mais la pénitence - au sens de changement de vie et non de punition ou d'expiation - ne devient pleinement créatrice que dans un cadre de liberté maximum compatible avec notre stade d’évolution. Un des problèmes générés par les systèmes politiques et religieux est qu’ils entretiennent la peur chez leurs sujets et leurs fidèles. Peur de la vie spirituelle libre dans un cas et peur de la vie sociale libre dans l’autre cas. Pourquoi ? Parce qu’aucun système de pouvoir ne peut se justifier et se maintenir sans la peur de la liberté. C’est pourquoi tout système de pouvoir assimile toujours plus ou moins la liberté à la division, au chaos et à la violence et diffuse cette culture de la peur dans la société. L’amour ne peut pas se développer et s’épanouir dans la peur… la culture de la peur est donc un obstacle majeur dont il faudra se débarrasser peu à peu.
Commentaires